Gardnerella vaginalis = dysbiose ? Pas toujours…
La classification du microbiote vaginal en 5 communautés bactériennes par l’équipe de J. Ravel demeure toujours d’actualité. Cependant, cette classification se base sur des éléments taxonomiques. Or il apparaît qu’il existe au sein des souches bactériennes de profondes différences en terme de fonctionnalité (sous-espèces métagénomiques). Ces différences conduisent à réévaluer le « pouvoir pathogène ou protecteur » de certaines bactéries comme Gardnerella vaginalis. ou Lactobacillus vaginalis. Cela a conduit Williams et son équipe à une nouvelle classification (VISTA) basée sur ces différences métagénomiques.
Il apparaît ainsi qu’il existe une différence dans la répartition géographique des différentes souches de L. crispatus et de Gardnerella vaginalis. Pour ces dernières, le profil immunitaire varie considérablement d’une souche à l’autre, pouvant expliquer les différences cliniques et microbiologiques observées, certaines souches n’étant pas systématiquement associées à une dysbiose vaginale.
Si ces techniques d’investigations restent du domaine de la recherche, la caractérisation de marqueurs immunitaires, plus simples à utiliser en routine, pourrait aider à mieux cibler les traitements de la dysbiose vaginale.
Williams A, Maros A, France MT, Ravel J, Holm JB. Not all vaginal microbiomes are equal: functional context shapes immune landscapes. mBio. 2026 Feb 5:e0364525. doi: 10.1128/mbio.03645-25. Epub ahead of print. PMID: 41642002.