Transplantation de microbiote vaginal : si prometteur que ça ?
La prise en charge de la vaginose bactérienne (VB) par les anti-infectieux classiques a montré ses limites. Fort des expériences plutôt concluantes de transplantation fécale au cours de certaines pathologies intestinales (diarrhées à Clostridium difficile, Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin…), des équipes ont étudié l’impact d’une transplantation de microbiote vaginal (TMV) au cours des VB. Après une étude prometteuse de validation du processus1, d’autres publications sur cette technique impliquant de faibles effectifs ont montré des résultats contrastés. Le choix des femmes donneuses et des méthodes de prélèvement sont évidemment essentielles et la méthodologie de la TMV est complexe.
Plusieurs questions demeurent, parmi lesquelles :
- Comment éviter la transmission de potentiels pathogènes (virus, bactériophages, transmission de gènes de résistance…) ?
- Quid de la stabilité à moyen et long terme du microbiote transplanté ?
Selon les études récentes sur la VB, le taux de succès de la TMV moyen est de 75 %.
En raison des nombreuses incertitudes mentionnées plus haut, de nouvelles études seront nécessaires pour définir la place exacte de la TMV dans l’arsenal thérapeutique et préventif de la VB.
- Kumar S, Himanshu, Gaur P, Ahmad S, Puri P, Raj VS, Pandey RP. Microbiota Transplantation as a Future Novel Therapeutic Strategy Approach. Diseases. 2026 Jan 28;14(2):42. doi: 10.3390/diseases14020042. PMID: 41745080; PMCID: PMC12939680.
- Lev-Sagie A., Goldman-Wohl D., Cohen Y., Dori-Bachash M., Leshem A., Mor U., Strahilevitz J., Moses AE, Shapiro H., Yagel S., et al. Transplantation de microbiote vaginal chez les femmes atteintes de vaginose bactérienne réfractaire. Nat. Med. 2019;25:1500–1504. doi: 10.1038/s41591-019-0600-6.